Autopsie d’un papier (et d’une photo)

Une fois n’est pas coutume, je vais vous narrer ici un extrait du quotidien d’un correspondant de presse qui participe au remplissage d’un hebdomadaire, et non d’un dromadaire, pour lequel il bosse (tiens, revoilà ce qui caractérise aussi un camélidé)

Trève de plaisanterie, voici la chronologie des faits :

Mercredi 24 février, 14h45 coup de fil de Léonard, mon chef d’édition, qui me demande si je suis disponible pour un rendez-vous à 19h00 à la gare maritime. Il s’agit de la venue du prefet qui s’interesse à un camion, un peu spécial, utilisé par la douane.

  • C’est à la gare maritime ?
  • Oui, tu verras, de toute façon, il ne sera pas seul
  • ok, je prends

à l’heure dite, j’entre dans la gare, me dirige vers une charmante hôtesse des Britanny ferries pour lui demander où cela se passe exactement « allez un peu plus loin, près du bar, il y a une sonnette pour appeler la douane »

finalement, je tombe sur un petit groupe de personnes, un képi qui n’a rien à envier à une casquette d’amiral me tend la main, c’est le directeur régional des douanes qui attend la venue des autorités. Un correspondant de la presse de la manche me salue et nous sommes bientôt rejoint par une nana de France Bleu Cotentin, micro en main et un gars d’Ouest France. Dehors, il fait maintenant nuit.

 

19h15 le sous préfet de Cherbourg puis le prefet arrivent. Cela va se passer au quai de France semble-t-il, Jacques Troncy, le sous prefet propose des places dans sa voiture. Merci, je prendrai la mienne qui se cale dans le cortège et nous pénétrons quelques minutes plus tard sur le terminal du…quai de Normandie. (note : la presse de la manche mentionnera dans son papier « quai de France » ce qui révèle une méconnaissance du port de commerce assez flagrante, mais bon…)

Il commence à flotter, les parapluies s’ouvrent sur le prefet et les miss qui l’accompagnent, le matos est là, un camion scanner mobile entouré d’un périmètre de sécurité. On nous signifie qu’il ne sera pas possible de faire des photos à l’intérieur. Bon, j’ai mon dossier de presse, je me dis que je ne vais pas me faire saucer davantage, je prends une photo unique sous un fort crachin et décide de quitter promptement les lieux.

Jeudi 25 février après midi,

passage à la rédac. je dis à Benoit que cela ne vaut pas plus qu’un 33; mais St Lo veut mettre le papier dans le mag. en raison de la présence d’institutionnels, bon il en sera donc ainsi.

Vendredi 26 matinée,

coup de fil de Léonard qui me demande d’allonger à 1400 signes minimum, voire plus.

Finalement, je charge le papier à un peu plus de 1800 signes, il l’amputera si nécessaire.Quant à la photo, elle est marquée par la pluie, un coup de photoshop pour en effacer quelques unes et hop le tour est joué.

Résultat final à lire dans l’édition datée du 5 mars…

allez, je vous le livre en avant première :

Un camion scanner mobile de la douane utilisé sur le port

Tout au long de la semaine dernière, un camion scanner mobile de la douane a effectué des contrôles quai de Normandie sur le port de Cherbourg. Mercredi 24 février, une démonstration des fonctionnalités de ce type de matériel a été effectuée à la tombée de la nuit lors de l’embarquement de semi-remorques à bord d’un ferry et ce, en présence du préfet Jacques Witkowski, du sous-préfet Jacques Troncy et d’Emmanuelle Bochenek-Puren, procureur de la République.

Les scanners mobiles sont des camions conçus et équipés pour une utilisation itinérante, sur l’ensemble du territoire de la métropole, en appui des brigades des douanes. L’ensemble des véhicules circulant sur les axes routiers ou autoroutiers sont susceptibles de faire l’objet d’un contrôle au moyen de ces appareils modernes de détection.

La parfaite sécurité des agents et des tiers impliqués dans la procédure de contrôle par radioscopies est garantie par des dispositifs techniques de prévention des accidents et notamment d’un système d’arrêt d’urgence. Un périmètre de sécurité est instauré autour de l’appareil afin de protéger les agents des douanes et le public. Tout est mis en œuvre de manière rigoureuse pour interdire à toute personne de pénétrer dans cette zone de sécurité, sans y avoir été invitée par l’agent des douanes chargé de la régulation du trafic. Les agents des douanes qui travaillent au sein des équipes des camions scanners mobiles sont munis de dosimètres. L’Autorité de Sureté Nucléaire assure un contrôle régulier des quatre camions scanners mobiles de la douane.

Ce matériel lourd peut se révéler d’une efficacité redoutable notamment dans la lutte contre l’immigration clandestine « ces opérations de contrôle se poursuivront dans une discrétion un peu plus marquée puisqu’il peut être installé sur le port mais également en d’autres endroits » précise Jacques Witkowski.

DSCN7591-scanner-douane

la photo retouchée

DSCN7591

l’original 240216 19h19

 

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