Archives du mot-clé voile

Thrall toujours en tête !

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Vendredi 13 mai 2016 09h00

Alexis mène la danse dans les petits airs ce matin, le long bord de près vers les Casquets s’annonce long et passionnant. A noter que la flotte rentrera dans la grande rade de Cherbourg pour venir virer le coffre de l’abeille où celle-ci s’amarre lorsqu’elle est en alerte. Entrée par la passe de l’Ouest et sortie par celle de l’Est. Un joli spectacle en perspective.

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Le marin volant

Samedi 5 mars 2016

Belle rencontre ce matin avec Guillaume, jeune passionné de voile, qui tentera le 21 mars prochain d’établir un record à bord d’un hydrofoil entre Utah Beach et Carteret. Son bateau ? un moth.

moth

Grâce à l’association Rèves, quatre enfants gravement malades dont Tarquin et Charlotte qui étaient là samedi pour la présentation du bateau à la presse, pourront suivre cette tentative à bord du Flamant, le patrouilleur de la Marine basé à Cherbourg. Il faut souhaiter à Guillaume d’avoir un temps maniable et des vents favorables d’autant qu’il ambitionne de passer entre Goury et le gros du raz. Passer le raz Blanchard sur son hydrofoil ne sera pas de tout repos, un vent de secteur nord lui éviterait le fameux vent contre courant tant redouté sur cette zone.

Votre serviteur espère embarquer sur le Flamant pour suivre cela de près. La première tentative effectuée en juillet 2015 s’était soldée par un échec en raison d’une pétole persistante. Cette année en mars, Guillaume devrait normalement rencontrer de meilleures conditions. A suivre !

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Guillaume, Tarquin, Gérard Couillard de la délégation Manche de l’association Rêves, Olivier Travert, directeur du centre nautique de Cherbourg, Charlotte, et Paulette L’Huillier de l’association Rêves

crédit photo : JMDean

Bravo Alexis !

Un excellent papier sur la victoire d'Alexis

Un excellent papier de LML sur la victoire d’Alexis

Dans un article de juillet dernier, j’évoquais la possible participation d’Alexis à la Générali en Septembre – Octobre. Quel plaisir de constater que non seulement il a participé à cette épreuve du circuit Figaro mais il en est sorti tout simplement vainqueur. Bravo Alexis !

Un IMOCA révolutionnaire !

Une fois n’est pas coutume mais là je ne résiste pas à intégrer sur ce modeste blog la vidéo présentant le futur 60′ qui sera skippé par Armel Le Cléac’h et mis à l’eau en mars prochain. Voyez plutôt !

 Banque Popu, huitième du nom s’alignera, entre autres,  sur le prochain Vendée.

Extrait du site de la banque de la voile à propos de Banque Popu VIII :

La philosophie générale est de construire un bateau dédié au Vendée Globe. Les architectes ont travaillé sur les options les plus radicales en fonction des performances des routages du dernier Vendée Globe. « Plutôt que chercher la polyvalence, on a fait un bateau offrant des gains importants dans 60% du temps, et des pertes plus faibles dans 20% du temps », raconte Vincent Lauriot-Prévost, un des deux architectes choisis pour travailler sur le projet. Une étrave volumineuse, une carène puissante avec un gros couple de redressement de par la forme et la progression des volumes… ces travaux appellent assez logiquement la grande innovation du moment, l’adjonction de foils très différents de ce qu’on connait jusqu’à présent. « La grande innovation est l’arrivée de ces plans porteurs », poursuit Armel. « Les architectes nous ont proposé ces plans issus de leur expérience de la Coupe de l’America et de l’évolution de la voile en général, où les foils apparaissent partout. L’idée était d’utiliser ces nouvelles technologies pour soulager la coque à certaines vitesses, soulager et accélérer. C’est un pari, une nouveauté majeure, très théorique au départ. »

Deux marins Granvillais sur la Jacques Vabre en 2015

un grain de passion

Ces deux là ont un grain de passion pour la route du café (of course) et la course au large. Matthieu et Cédric, respectivement capitaine et second capitaine de Marité formeront l’année prochaine un duo de choc sur class 40 pour courir l’édition 2015 de la Jacques Vabre. Quelle bonne nouvelle en cette fin d’année !

 Le budget envisagé  (150 000 €) semble plus que raisonnable et la formule location pour le class 40 particulièrement bien adaptée pour réduire les coûts, à titre de comparaison, un class 40 neuf tel le Sabrosa de Marc Lepesqueux, évoqué par votre serviteur dans un précédent article, coûte aux alentours de 500 000 €.

Je ne sais si Cédric et Matthieu ont décidé de louer l’un des deux class 40 estampillés Campagne de France sur la route du rhum mais, quoi qu’il en soit, gageons qu’ils s’embarqueront sur un bateau performant. Ce sera la deuxième route du café pour Matthieu (17ème en 2013 et 1er bateau amateur avec Mr Bricolage) qui partira donc du Havre en novembre 2015 enrichi de cette première belle expérience. D’ores et déjà, souhaitons leur bon vent. A suivre !

Au large de Lisbonne

Halvard égal à lui-même et comme on l’aime, je ne résiste pas au plaisir de reprendre ici l’intégralité de sa prose du jour :

Halvard dans le texte :

Bonjour à tous
Campagne 2 France se trouve donc actuellement à la latitude de Lisbonne. Mais là je ne vous apprends rien, car vous le savez déjà en regardant la cartographie de la Route du Rhum Destination Gouadeloupe (il y a des moments où l’on comprend tout le sens de « Destination Gouadeloupe », car vous pouvez vous apercevoir que ce n’est pas si évident que ça d’y arriver…).
Que dire d’autre? Vous avez tous entendu parler du fameux roman « à l’Ouest rien de nouveau » et bien moi je peux vous dire aussi qu »à l’Est rien de nouveau ». Pour l’instant le vent refuse progressivement, histoire d’essayer de nous faire croire que « Le Bonheur est dans le Près ». A terre, sûrement, en Mer pas si évident que ça. En tous cas ça se discute.

Comme ce qui se passe sur le bateau est bien peu intéressant, il vaut mieux que je vous dise ce qui se passe dans ma tête. Si si, même dans la tête d’un Marin il peut se passer des choses, à la surprise générale, et c’est pour celà qu’il y en a même qui ont dit « c’est bizarre chez les Marins ce besoin de faire des phrases ».
Je me dis que l’on vit tout de même une drôle d’époque. Il parait que l’on parle beaucoup de la Route du Rhum. Si c’est vrai, quelle aubaine pour François Hollande, pendant ce temps au moins les gens ne pensent pas à dire du mal de lui. Il n’a pas besoin de ça en plus, le pauvre bougre. Pas facile d’être capitaine d’un navire qui fait eau de toute part et dont en plus l’équipage est en mutinerie quasi permanente. Mais là n’est pas le sujet. Je me dis juste que si vraiment on parle beaucoup de la Route du Rhum, c’est toujours mieux que d’aller faire une guerre à Petaouchnock, histoire de pas discuter ménage chez soi.
En attendant, si vraiment on parle beaucoup de la Route du Rhum, c’est d’autant plus frustrant pour ses humbles acteurs comme moi, car vraiment nous somme bizarrement des naufragés de l’information. De la Route du Rhum? Je ne sais rien. A part des petits bateaux de couleur sur l’écran de mon ordinateur, tout l’humain est absent pour nous qui sommes en train de voguer sur la Mer jolie. On voit qu’il y en a qui s’arrête au stand, mais on ne sait pas pourquoi. Si l’on veut de l’info, il faut aller la pêcher, et franchement, d’une part on a autre chose à faire et d’autre part, comme tout passe par les liaisons satellites, ça coute une blinde si on veut utiliser sa table à carte et son ordinateur de bord pour aller sur le net chercher de l’info « sur le web » comme à la maison.
Allez, je vais donc faire mon numéro de « Vieux Con » et de « c’était mieux avant » (pour les marins en tous cas). En effet, à l’époque lointaine où j’ai commencé à courir, au siècle dernier, le seul moyen de communiquer avec la terre était la radio BLU (Bande Latérale Unique). Par les ondes hertziennes et non pas pas par les satellites. Certes, les communications étaient pour le moins aléatoires et il fallait parfois attendre patiemment son tour avant d’être relayé par le sympathique service de Saint Lys Radio vers la station terrestre désirée. Mais pour nous, cela avait l’avantage que nous pouvions tout entendre. Pas exprès bien entendu, ça ne se fait pas d’écouter aux portes ou les conversations des autres. N’empêche que comme par hazard, au moment de la vacation de la course avec la terre, nous avions nos récepteurs radio allumés et qu’il fallait bien que nous soyions à l’écoute, dès fois que Saint Lys nous prévienne que nous avions un « appel en instance ». Autrement dit, nous
étions aux premières loges pour écouter en direct et en « prime time » toutes les infos de la course. Nous savions en avant première les petits soucis des uns ou des autres, les joies, les peines, bref nous étions vraiment au coeur de l’action et de l’événement. Cela contribuait à transformer un grande Aventure individuelle en une magnifique aventure collective, car nous avions ainsi une certaine proximité avec l’ensemble de la flotte. A l’arrivée nous avions le sentiment d’avoir partagé des bons ou des mauvais moments ensemble. Nous pouvions nous identifier comme une grande Famille. Comme nous nous connaissions tous plus ou moins, au son de la voix de l’interlocuteur, on pouvait même jauger s’il était en forme ou pas, si le moral était au beau fixe ou dans les baskets, si Untel bluffait ou s’il se cantonnait à la réalité vraie. Dès qu’un bateau avait une avarie et la communiquait à terre , nous pouvions le savoir par nous même. Ainsi nous avions en permanence un aperçu général
du « moral des troupes »et un tableau détaillé de ce qui se passait réellement sur l’eau, sans que les divers événements soient relayés, filtrés au besoin, éventuellement revus et corrigés si nécessaire, par les divers services de communication des bateaux ou de la course. La « Novlangue » s’emparerait-elle aussi de la course au Large? C’est toujours ce qui risque d’arriver lorsqu’il y a trop d’intermédiaires entre l’action et l’informé. Chaque intermédiaire y met son grain de sel et n’a souvent pas d’autre choix, pour se faire valoir, que de rendre incompréhensible quelque chose de pourtant simple, mais qu’il ne comprend pas lui-même.
Techniquement, il faut reconnaître que c’est incroyable les liaisons satellites. Le bateau peut appeler la terre et envoyer des messages avec une facilité déconcertante et, en y mettant les moyens, certains skippers peuvent même se faire des « selfi » ou « prendre » de la vidéo et l’envoyer vers la terre exactement comme sur la terre. Qualitativement je ne sais pas ce que ça vaut, car on ne s’improvise pas scénariste, cadreur, monteur et accessoirement acteur comme ça, mais quantitavement les terriens sont servis. Plus incongru, le fait que votre bateau soit transformé en cabine téléphonique. Entendre une sonnerie au milieu de l’Atlantique, décrocher le combiné et avoir un correspondant directement en ligne est quelque chose auquel je ne me suis pas encore fait. Franchement ça me fait bizare.
C’est là où je me dis que décidément les temps changent, mais moi pas.
Campagne 2 France – Au Large de Lisbonne.

Halvard dans le texte :

Bonjour à tous
Campagne 2 France se trouve donc actuellement à la latitude de Lisbonne. Mais là je ne vous apprends rien, car vous le savez déjà en regardant la cartographie de la  Route du Rhum Destination Gouadeloupe (il y a des moments où l'on comprend tout le sens de "Destination Gouadeloupe", car vous pouvez vous apercevoir que ce n'est pas si évident que ça d'y arriver...).
Que dire d'autre? Vous avez tous entendu parler du fameux roman "à l'Ouest rien de nouveau"  et bien moi je peux vous dire aussi qu"à l'Est rien de nouveau". Pour l'instant le vent refuse progressivement, histoire d'essayer de nous faire croire que "Le Bonheur est dans le Près". A terre, sûrement, en Mer pas si évident que ça. En tous cas ça se discute.

Comme ce qui se passe sur le bateau est bien peu intéressant, il vaut mieux que je vous dise ce qui se passe dans ma tête. Si si, même dans la tête d'un Marin il peut se passer des choses, à la surprise générale, et c'est pour celà qu'il y en a même qui ont dit "c'est bizarre chez les Marins ce besoin de faire des phrases". 
Je me dis que l'on vit tout de même une drôle d'époque. Il parait que l'on parle beaucoup de la Route du Rhum. Si c'est vrai, quelle aubaine pour François Hollande, pendant ce temps au moins les gens ne pensent pas à dire du mal de lui. Il n'a pas besoin de ça en plus, le pauvre bougre. Pas facile d'être capitaine d'un navire qui fait eau de toute part et dont en plus l'équipage est en mutinerie quasi permanente. Mais là n'est pas le sujet. Je me dis juste que si vraiment on parle beaucoup de la Route du Rhum, c'est toujours mieux que d'aller faire une guerre à Petaouchnock, histoire de pas discuter ménage chez soi.
En attendant, si vraiment on parle beaucoup de la Route du Rhum, c'est d'autant plus frustrant pour ses humbles acteurs comme moi, car vraiment nous somme bizarrement des naufragés de l'information. De la Route du Rhum? Je ne sais rien. A part des petits bateaux de couleur sur l'écran de mon ordinateur, tout l'humain est absent pour nous qui sommes en train de voguer sur la Mer jolie. On voit qu'il y en a qui s'arrête au stand, mais on ne sait pas pourquoi. Si l'on veut de l'info, il faut aller la pêcher, et franchement, d'une part on a autre chose à faire et d'autre part, comme tout passe par les liaisons satellites, ça coute une blinde si on veut utiliser sa table à carte et son ordinateur de bord pour aller sur le net chercher de l'info "sur le web" comme à la maison.
Allez, je vais donc faire mon numéro de "Vieux Con" et de "c'était mieux avant" (pour les marins en tous cas). En effet, à l'époque lointaine où j'ai commencé à courir, au siècle dernier, le seul moyen de communiquer avec la terre était la radio BLU (Bande  Latérale Unique). Par les ondes hertziennes et non pas pas par les satellites. Certes, les communications étaient pour le moins aléatoires et il fallait parfois attendre patiemment son tour avant d'être relayé par le sympathique service de Saint Lys Radio vers la station terrestre désirée. Mais pour nous, cela avait l'avantage que nous pouvions tout entendre. Pas exprès bien entendu, ça ne se fait pas d'écouter aux portes ou les conversations des autres. N'empêche que comme par hazard, au moment de la vacation de la course avec la terre, nous avions nos récepteurs radio allumés et qu'il fallait bien que nous soyions à l'écoute, dès fois que Saint Lys nous prévienne que nous avions un "appel en instance". Autrement dit, nous
étions aux premières loges pour écouter en direct et en "prime time" toutes les infos de la course. Nous savions en avant première les petits soucis des uns ou des autres, les joies, les peines, bref nous étions vraiment au coeur de l'action et de l'événement. Cela contribuait à transformer un grande Aventure individuelle en une magnifique aventure collective, car nous avions ainsi une certaine proximité avec l'ensemble de la flotte. A l'arrivée nous avions le sentiment d'avoir partagé des bons ou des mauvais moments ensemble. Nous pouvions nous identifier comme une grande Famille. Comme nous nous connaissions tous plus ou moins, au son de la voix de l'interlocuteur, on pouvait même jauger s'il était en forme ou pas, si le moral était au beau fixe ou dans les baskets, si Untel bluffait ou s'il se cantonnait à la réalité vraie. Dès qu'un bateau avait une avarie et la communiquait à terre , nous pouvions le savoir par nous même. Ainsi nous avions en permanence un aperçu général
 du "moral des troupes"et un tableau détaillé de ce qui se passait réellement sur l'eau, sans que les divers événements soient relayés, filtrés au besoin, éventuellement revus et corrigés si nécessaire, par les divers services de communication des bateaux ou de la course. La "Novlangue" s'emparerait-elle aussi de la course au Large? C'est toujours ce qui risque d'arriver lorsqu'il y a trop d'intermédiaires entre l'action et l'informé. Chaque intermédiaire y met son grain de sel et n'a souvent pas d'autre choix, pour se faire valoir, que de rendre incompréhensible quelque chose de pourtant simple, mais qu'il ne comprend pas lui-même. 
Techniquement, il faut reconnaître que c'est incroyable les liaisons satellites. Le bateau peut appeler la terre et envoyer des messages avec une facilité déconcertante et, en y mettant les moyens, certains skippers peuvent même se faire des "selfi" ou "prendre" de la vidéo et l'envoyer vers la terre exactement comme sur la terre. Qualitativement je ne sais pas ce que ça vaut, car on ne s'improvise pas scénariste, cadreur, monteur et accessoirement acteur comme ça, mais quantitavement les terriens sont servis. Plus incongru, le fait que votre bateau soit transformé en cabine téléphonique. Entendre une sonnerie au milieu de l'Atlantique, décrocher le combiné et avoir un correspondant directement en ligne est quelque chose auquel je ne me suis pas encore fait. Franchement ça me fait bizare.
C'est là où je me dis que décidément les temps changent, mais moi pas.
Campagne 2 France - Au Large de Lisbonne.